Close Menu
    Facebook X (Twitter) Instagram
    dimanche, janvier 11
    Trending
    • La montée des monnaies numériques de banque centrale en Afrique : quels impacts économiques, politiques et commerciaux à l’horizon 2040 ?
    • L’essor des infrastructures numériques panafricaines : comment les data centers et les câbles sous-marins vont remodeler l’économie africaine d’ici 2040
    • La révolution du numérique éducatif en Afrique : vers une transformation de l’apprentissage d’ici 2040
    • La souveraineté alimentaire en Afrique à l’horizon 2040 : relocalisation, sécurité nutritionnelle et innovations agricoles
    • L’intelligence économique en Afrique : un levier stratégique pour le développement à l’horizon 2040
    • L’Afrique face à la montée de l’automatisation industrielle : transformation des économies à l’horizon 2040
    • L’essor de la e-santé en Afrique : levier de développement pour les systèmes de santé à l’horizon 2040
    • Les villes secondaires africaines : moteurs inattendus de la croissance économique et de l’innovation à l’horizon 2040
    Facebook X (Twitter) LinkedIn VKontakte
    • Home
    • Afrique
    • Economie
    • Matieres-premieres
    • Pays
    • Tourisme
    Home » La montée des monnaies numériques de banque centrale en Afrique : quels impacts économiques, politiques et commerciaux à l’horizon 2040 ?
    Economie

    La montée des monnaies numériques de banque centrale en Afrique : quels impacts économiques, politiques et commerciaux à l’horizon 2040 ?

    AbduBy Abdu7 janvier 2026Updated:10 janvier 2026Aucun commentaire11 Mins Read
    Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Email
    La montée des monnaies numériques de banque centrale en Afrique : quels impacts économiques, politiques et commerciaux à l’horizon 2040 ?
    La montée des monnaies numériques de banque centrale en Afrique : quels impacts économiques, politiques et commerciaux à l’horizon 2040 ?
    Share
    Facebook Twitter LinkedIn Pinterest Email

    L’Afrique est devenue l’un des principaux laboratoires mondiaux pour les monnaies numériques de banque centrale (MNBC). De Lagos à Pretoria, en passant par Rabat et Le Caire, les banques centrales testent ou envisagent des versions numériques de leurs monnaies nationales, dans un contexte de forte pénétration du mobile money, de quête d’inclusion financière et de pression pour moderniser les systèmes de paiement. À l’horizon 2040, la généralisation possible des MNBC africaines pourrait transformer en profondeur les économies, les systèmes politiques et les échanges commerciaux du continent.

    Panorama des monnaies numériques de banque centrale en Afrique

    Selon la Banque des règlements internationaux (BRI), plus de 130 pays dans le monde étudiaient ou développaient une MNBC en 2024, représentant plus de 98 % du PIB mondial. L’Afrique n’est pas en reste, même si le degré d’avancement varie fortement d’un pays à l’autre.

    En Afrique, on distingue plusieurs groupes :

  • Pays ayant déjà lancé une MNBC de détail : le Nigeria avec l’eNaira (lancée en octobre 2021) et, à une échelle plus limitée, les Bahamas hors Afrique, souvent cités pour comparaison.
  • Pays en phase pilote ou avancée : Ghana (e-Cedi), Afrique du Sud (projet Khokha pour la MNBC de gros et travaux sur la MNBC de détail), Rwanda, Maroc, Égypte, Tunisie.
  • Pays en phase d’étude ou de recherche : Kenya, Tanzanie, Ouganda, Namibie, Sénégal, Côte d’Ivoire, Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), Communauté d’Afrique de l’Est (EAC).
  • La Banque centrale du Nigeria (CBN) décrit l’eNaira comme un « complément » au naira physique, conçu pour améliorer l’inclusion financière, réduire le coût des paiements et renforcer la traçabilité des transactions (CBN, 2021). Au Ghana, la Banque du Ghana voit dans l’e-Cedi un outil pour « soutenir l’économie numérique » et favoriser les paiements instantanés de faible valeur (Bank of Ghana, 2022).

    La dynamique est stimulée par plusieurs facteurs structurants :

  • Une forte adoption du mobile money : en 2023, l’Afrique subsaharienne représentait environ 70 % de la valeur mondiale des transactions de mobile money, selon GSMA.
  • Des coûts élevés des transferts transfrontaliers : les envois de fonds vers l’Afrique subsaharienne restent parmi les plus chers au monde, avec des frais moyens supérieurs à 8 % pour l’envoi de 200 dollars (Banque mondiale, 2023).
  • La nécessité de moderniser les systèmes de paiement, de lutter contre l’informel et d’élargir l’assiette fiscale.
  • Impacts économiques attendus des MNBC en Afrique

    Sur le plan économique, les MNBC africaines pourraient jouer un rôle important dans trois domaines clés : l’inclusion financière, l’efficacité des paiements et la conduite de la politique monétaire.

    Inclusion financière et réduction de l’économie informelle

    En 2021, environ 45 % des adultes en Afrique subsaharienne n’avaient toujours pas de compte bancaire ou de portefeuille mobile, selon la base de données Findex de la Banque mondiale. Les MNBC, lorsqu’elles sont accessibles via des téléphones mobiles simples, peuvent :

  • Offrir un compte de base numérique sans frais ou à très faible coût, hébergé directement ou indirectement auprès de la banque centrale.
  • Permettre aux gouvernements de verser des aides sociales, des subventions ou des salaires publics de manière numérique et traçable.
  • Faciliter la formalisation progressive des très petites entreprises (TPE) en reliant les transactions numériques à l’identification (e-KYC) et à la fiscalité.
  • Des programmes pilotes en Afrique de l’Est ont montré que la digitalisation des paiements publics (par exemple, les salaires des enseignants ou les transferts sociaux) pouvait réduire les coûts administratifs de 20 à 30 % et limiter les pertes liées à la corruption et à la fraude (Banque mondiale, rapports sur les paiements G2P).

    Lire  L’intelligence économique en Afrique : un levier stratégique pour le développement à l’horizon 2040

    Efficacité et coûts des paiements domestiques

    Les MNBC de détail, comme l’eNaira, sont conçues pour offrir :

  • Des paiements instantanés, 24/7, interopérables entre banques, fintechs et opérateurs de mobile money.
  • Des frais de transaction très bas, voire nuls, pour les paiements de faible montant.
  • Une meilleure sécurité par rapport au cash (réduction des vols, pertes, faux billets).
  • À long terme, cela pourrait réduire sensiblement le coût moyen des paiements domestiques en Afrique, qui reste plus élevé que dans les pays de l’OCDE, et soutenir l’essor du commerce électronique africain, estimé à plus de 180 milliards de dollars potentiels de valeur de marché d’ici 2030 (rapport IFC & Google, 2020).

    Politique monétaire et stabilité financière

    La numérisation de la monnaie centrale peut renforcer la transmission de la politique monétaire :

  • Une MNBC porte intérêt : certains scénarios envisagent la possibilité de taux d’intérêt variables sur la MNBC, ce qui donnerait aux banques centrales un outil supplémentaire pour influencer la demande de monnaie et le crédit.
  • Une meilleure visibilité sur les flux de liquidité grâce aux données agrégées de transactions numériques, permettant de réagir plus rapidement aux tensions financières.
  • La possibilité de distribuer directement un « stimulus monétaire » numérique aux ménages et entreprises, notamment en période de crise (pandémie, choc climatique).
  • Mais ces avantages s’accompagnent de risques : une MNBC pourrait favoriser les ruées massives des dépôts bancaires vers la monnaie de banque centrale en période de panique, fragilisant les banques commerciales. Le Fonds monétaire international (FMI) souligne, dans ses rapports de 2023 sur les MNBC, la nécessité de calibrer soigneusement les plafonds de détention et la rémunération des MNBC pour limiter ce risque.

    Enjeux politiques et de souveraineté monétaire

    Les MNBC africaines ne sont pas seulement un outil économique ; elles sont aussi au cœur d’enjeux politiques et de souveraineté.

    Souveraineté monétaire face aux monnaies privées et étrangères

    Avec l’expansion des crypto-actifs privés (Bitcoin, stablecoins) et la montée en puissance du yuan numérique chinois ou des projets de MNBC du Nord, les banques centrales africaines veulent éviter une « dollarisation numérique » ou une dépendance accrue à des infrastructures de paiement étrangères.

    Une MNBC nationale ou régionale peut :

  • Renforcer l’usage de la monnaie locale dans les paiements domestiques et régionaux.
  • Réduire la dépendance aux systèmes internationaux dominés par le dollar américain (par exemple, SWIFT, correspondants bancaires).
  • Soutenir les ambitions de certaines régions africaines en matière de monnaie commune ou d’intégration monétaire, comme au sein de la CEDEAO ou de la SADC.
  • Contrôle, surveillance et libertés publiques

    Un thème central des débats autour des MNBC est la question de la vie privée et du pouvoir accru de l’État :

  • Les MNBC peuvent permettre une traçabilité très fine des transactions, utile pour lutter contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et l’évasion fiscale.
  • Mais ce niveau de surveillance peut aussi être utilisé à des fins de contrôle politique, de censure économique ou de répression des opposants, si les garde-fous juridiques et institutionnels sont faibles.
  • Les modèles dits de « confidentialité sélective » (privacy by design), où certaines données sont pseudonymisées ou accessibles seulement sous certaines conditions légales, seront déterminants pour l’acceptabilité sociale des MNBC africaines.
  • Les recommandations du Conseil de stabilité financière (FSB) et du FMI appellent à des cadres réglementaires robustes, à des mécanismes de gouvernance transparents et à la protection des données personnelles comme conditions essentielles au déploiement des MNBC.

    Lire  "Les océans africains : potentiel inexploité pour le commerce et l'économie bleue"

    Impacts sur le commerce intra-africain et international

    Les effets des MNBC sur le commerce africain doivent être analysés à deux niveaux : les échanges intra-africains, notamment dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), et les échanges avec le reste du monde.

    Paiements transfrontaliers africains et ZLECAf

    Le commerce intra-africain ne représente encore qu’environ 15 % des échanges totaux des pays du continent, selon la Commission économique pour l’Afrique (CEA/ONU). Les paiements transfrontaliers restent coûteux, lents et fragmentés, avec une forte dépendance aux correspondants bancaires en Europe ou aux États-Unis.

    Les MNBC de gros (utilisées entre institutions financières) et les projets de « corridors de MNBC » pourraient :

  • Permettre des paiements transfrontaliers quasi instantanés en devises locales, sans passer systématiquement par le dollar ou l’euro.
  • Réduire significativement les coûts de transaction pour les PME et les commerçants transfrontaliers.
  • Faciliter l’intégration des plateformes de paiement régionales, comme le PAPSS (Pan-African Payment and Settlement System) déjà lancé par Afreximbank pour soutenir la ZLECAf.
  • Des expérimentations de « ponts » entre MNBC (CBDC bridges) sont déjà en cours dans d’autres régions, comme le projet mBridge entre banques centrales d’Asie et du Moyen-Orient, ou le projet Dunbar mené avec la BRI. L’Afrique pourrait s’en inspirer pour construire ses propres infrastructures pancontinentales.

    Attractivité pour les investisseurs et intégration aux chaînes de valeur mondiales

    Des systèmes de paiement plus efficaces, plus transparents et mieux régulés peuvent :

  • Rassurer les investisseurs étrangers, en réduisant les risques opérationnels liés aux transferts de fonds.
  • Faciliter l’intégration de fournisseurs africains dans des chaînes de valeur mondiales exigeant des paiements rapides, traçables et conformes aux standards internationaux.
  • Soutenir l’exportation de services numériques africains (fintechs, startups, BPO) grâce à une infrastructure de règlement moderne et interopérable.
  • À horizon 2040, si plusieurs grandes économies africaines (Nigeria, Afrique du Sud, Égypte, Kenya, Maroc, Ghana) parviennent à interconnecter leurs MNBC, le continent pourrait offrir un marché de paiements intégré pour plus de 1,5 milliard de consommateurs, renforçant son poids dans les négociations commerciales internationales.

    Risques, défis et arbitrages stratégiques

    Malgré les promesses, les MNBC en Afrique font face à de nombreux défis techniques, institutionnels et sociaux.

    Infrastructure numérique et cybersécurité

    L’extension de MNBC sur un continent où l’accès à Internet et à l’électricité reste inégal est un défi majeur :

  • En 2023, seulement environ 40 % de la population africaine avait accès à Internet (Union internationale des télécommunications, UIT).
  • La fiabilité des réseaux, la fréquence des coupures de courant et le coût des données mobiles peuvent limiter l’usage massif des MNBC.
  • Les banques centrales devront investir dans des infrastructures hautement sécurisées, résilientes aux cyberattaques, et dans des mécanismes de sauvegarde (par exemple, paiements hors ligne).
  • Acceptation par le public et concurrence avec le mobile money

    L’expérience nigériane avec l’eNaira illustre les difficultés d’adoption : malgré son lancement précoce, l’usage par le grand public reste modeste, en grande partie parce que :

  • Les services de mobile money existants sont déjà bien implantés et répondent à de nombreux besoins de base.
  • La population se méfie parfois des innovations dirigées par l’État, surtout dans des contextes de faible confiance dans les institutions.
  • La valeur ajoutée concrète d’une MNBC par rapport aux solutions privées n’est pas toujours clairement perçue.
  • Lire  L’Afrique face à la montée de l’automatisation industrielle : transformation des économies à l’horizon 2040

    Pour réussir, les banques centrales africaines devront collaborer avec les opérateurs de mobile money, les fintechs et les banques commerciales, de façon à bâtir un écosystème interopérable plutôt qu’un système étatique fermé.

    Gouvernance, cadre juridique et protection des données

    Enfin, l’architecture institutionnelle autour des MNBC sera déterminante :

  • Les parlements devront adapter les lois monétaires et bancaires pour reconnaître le statut juridique de la MNBC et définir les droits et devoirs des utilisateurs.
  • Les autorités de protection des données devront encadrer l’usage des informations transactionnelles, pour éviter leur exploitation abusive à des fins politiques ou commerciales.
  • Les banques centrales devront publier des chartes de transparence sur les modalités d’accès aux données, la gestion des incidents et la gouvernance des algorithmes utilisés.
  • Perspectives à l’horizon 2040 : scénarios pour l’Afrique

    À l’horizon 2040, plusieurs trajectoires sont possibles pour les monnaies numériques de banque centrale en Afrique, en fonction des choix politiques, de la coopération régionale et de la capacité à maîtriser les risques.

    Scénario d’intégration régionale renforcée

    Dans ce scénario, un nombre significatif de pays africains déploient des MNBC interopérables, articulées avec des systèmes comme PAPSS, sous l’égide de la Banque africaine de développement (BAD), de la ZLECAf et des banques centrales régionales (BCEAO, BEAC, SARB, etc.).

    Les effets probables seraient :

  • Une baisse sensible des coûts de paiements transfrontaliers intra-africains.
  • Une augmentation du commerce intra-africain au-delà de 25 % des échanges totaux d’ici 2040, si les barrières non tarifaires sont également réduites (estimation alignée sur les scénarios optimistes de la CEA/ONU).
  • Une meilleure résistance aux chocs externes, grâce à une utilisation accrue des monnaies africaines dans les échanges régionaux.
  • Scénario de fragmentation et d’adoption partielle

    Dans un autre scénario, seuls quelques pays pilotes poursuivent leur MNBC, tandis que d’autres restent en retrait ou échouent à générer une adoption significative. Les systèmes restent fragmentés, les standards techniques divergent et les interconnexions transfrontalières sont limitées.

    Dans ce cas :

  • Les bénéfices restent largement domestiques et inégaux entre pays.
  • Les coûts de mise en œuvre pèsent sur des économies budgétairement contraintes.
  • Les crypto-actifs privés et les monnaies numériques étrangères continuent de combler les lacunes pour certains usages (transferts internationaux, épargne en devises fortes).
  • Scénario de rééquilibrage institutionnel

    Un troisième scénario combine une adoption progressive des MNBC avec un renforcement des institutions démocratiques, des cadres de protection des données et de la coopération panafricaine. Les MNBC deviennent alors :

  • Un outil de modernisation de l’État, mais aussi un catalyseur de débats publics sur la surveillance, les libertés et la gouvernance numérique.
  • Un levier pour développer des technologies africaines de cybersécurité, d’identité numérique et de blockchain, créant de nouvelles capacités industrielles.
  • Un domaine de coopération Sud-Sud avec d’autres régions émergentes (Asie, Amérique latine) pour définir des standards alternatifs à ceux des grandes puissances.
  • Les choix qui seront faits dans les années 2020 et 2030 – en matière de design des MNBC, de respect de la vie privée, de coopération régionale et de régulation – conditionneront la place de l’Afrique dans la future géographie monétaire numérique mondiale. Entre instrument de souveraineté économique et outil potentiel de contrôle politique, les monnaies numériques de banque centrale en Afrique cristallisent déjà les tensions et les promesses d’un continent en pleine transition numérique et financière.

    Share. Facebook Twitter Pinterest LinkedIn Tumblr Email
    Previous ArticleL’essor des infrastructures numériques panafricaines : comment les data centers et les câbles sous-marins vont remodeler l’économie africaine d’ici 2040
    Abdu
    • Website

    Related Posts

    L’essor des infrastructures numériques panafricaines : comment les data centers et les câbles sous-marins vont remodeler l’économie africaine d’ici 2040

    9 décembre 2025

    L’intelligence économique en Afrique : un levier stratégique pour le développement à l’horizon 2040

    12 septembre 2025

    L’Afrique face à la montée de l’automatisation industrielle : transformation des économies à l’horizon 2040

    17 août 2025

    Comments are closed.

    La montée des monnaies numériques de banque centrale en Afrique : quels impacts économiques, politiques et commerciaux à l’horizon 2040 ?

    7 janvier 2026

    L’essor des infrastructures numériques panafricaines : comment les data centers et les câbles sous-marins vont remodeler l’économie africaine d’ici 2040

    9 décembre 2025

    La révolution du numérique éducatif en Afrique : vers une transformation de l’apprentissage d’ici 2040

    8 novembre 2025

    La souveraineté alimentaire en Afrique à l’horizon 2040 : relocalisation, sécurité nutritionnelle et innovations agricoles

    12 octobre 2025
    Catégories
    • Afrique
    • Economie
    • Matieres-premieres
    • Pays
    • Tourisme
    Copyright © Designed by futureafrica.eu.

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.